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2008年2月10日日曜日

ブレハッチ、パリ・シャトレー座でのリサイタルデビューのレビュー(フランス)

2008年1月27日、ラファウ・ブレハッチがパリのシャトレー座でリサイタルデビューした際のレビューの和訳です。

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道を拓き、さらなる洗練を。

パリ
シャトレー劇場
2008年1月27日 午前11時開演
モーツアルト ピアノソナタ第9番、作品311
ショパン 前奏曲作品28
ラファウ・ブレハッチ(ピアノ)

30年前に「日曜日のマチネコンサート」を創設して以来、Jeanine Roze プロダクションは音楽のブランチというコンセプトを推進してきた。要求度の高いプログラム編成と、常連の聴衆を組み合わせることで、シャトレー劇場での日曜日恒例の演奏会を成功させてきた。来週以降演奏予定の高名な演奏家達(イザベル・ファウスト、ジャン・マルク・ルイサダ、スーザン・グラハム、クワテュオール・モザイク、フィリップ・ジャルスキーなど)に比べると知名度は低いかもしれないが、ラファウ・ブレハッチ(22歳)は浜松コンクール(2003年)で2位-公正をきして言うなら、アレクサンダー・コブリンとともに1位なしの2位を分け合った。しかし、彼の名が知られるようになったのは、ワルシャワのショパンコンクール(2005年)で、同国のクリスティアン・ツィメルマン以来30年ぶりの優勝を果たした時だ。

ブレハッチのモーツアルトソナタ第9番(1777年)は、確固として音楽を支配し、放縦な印象は一切なく、ちょっと心ひかれる以上の魅力で惹きつける。第1章アレグロの、ベートーベン的な自発性(速いテンポ、生き生きしたコンスピリート)、第2章アンダンテでの曲線部分でもよく歌っており(癒しに表情豊かさプラスされ)、洗練と技巧が見られる(最終章ロンド)。――こうした雰囲気が次々と足早に展開される様子は、あたかも彼が眼前の食通達のお決まりの予想や期待に対抗しようと、自身の巨大なパレットから、手持ちの多様な技術と表現方法を取り出してみせるようだった。

この演奏方法は、彼が最近ドイツグラモフォンと契約するにいたった前奏曲作品28(1839年)のような小品集を弾くために、一層おあつらえ向きだ。しばしば躍動的なテンポを保ち、(4,15,17番の)叙情的な感情の吐露の際にも意気消沈することを避けたことは、モーツアルトと同様、彼の歌い方を直線的にしすぎるきらいはあるものの、曲の終わりにきてテンポを下げることによりうまく調和させている。ただこの減速は(7番の)素朴な歌を損なうものではあるが。賞賛できる程に勤勉に演奏しているが、18番での劇的な衝動に見られるように、彼の解釈は、時として感情の激発も許している。

早いパッセージでの流暢さと明晰さ(3,8,10,16番)、および繊細な色彩感(2番)、また、美しい深さをもった鍵盤の響き(9,20番)、ラフマニノフを彷彿とさせる雷鳴の響き(12,14,22番)、そして奇跡のような繊細さ(23番)。ラファウ・ブレハッチは、実に様々なことができる。しかし、彼のキャリアはこれからであり、今後さらに道を拓き、その豊かな演奏のさらに上澄みをすくっていくことだろう。

アンコールはやはりショパン。よく弾きこんだと思われる、ワルツ作品64の2番(1847年)とマズルカ作品17の2番(1833年)。

評:シモン・コルレー(Simon Corley)

原文サイトはこちら
http://www.concertonet.com/scripts/review.php?ID_review=4417

文字化けする場合もあるようなので、コピーを貼り付けておきます。

Canaliser et décanter

Paris
Théâtre du Châtelet
01/27/2008 -
Wolfgang Amadeus Mozart : Sonate pour piano n° 9, K. 284c [311]
Frédéric Chopin : Préludes, opus 28

Rafal Blechacz (piano)


En créant voici trente ans les «Concerts du dimanche matin», Jeanine Roze a imposé le concept de brunch musical: une programmation exigeante mais aussi un public fidèle et familial, de sept à soixante-dix-sept ans, font le succès de ce rendez-vous dominical au Théâtre du Châtelet. S’il est moins célèbre que bon nombre de ceux qui lui succéderont dans les prochaines semaines (Isabelle Faust, Jean-Marc Luisada, Susan Graham, le Quatuor Mosaïques, Philippe Jaroussky, …), Rafal Blechacz (vingt-deux ans), deuxième prix au Concours de Hamamatsu (2003) – ex-æquo, en l’absence de premier prix, avec Alexander Kobrin –, s’est cependant fait connaître en remportant, trente ans après son compatriote Krystian Zimerman, le premier prix au Concours Chopin de Varsovie (2005).

Très fermement tenue, ne donnant jamais l’impression de s’abandonner, sa Neuvième sonate (1777) de Mozart intrigue davantage qu’elle ne séduit: volontarisme beethovénien de l’Allegro (rapide, mais pas très con spirito), chant faisant peu de concessions à la courbe dans l’Andante (guère plus con espressione), préciosité et maniérisme (Rondo final) – les climats se succèdent et se bousculent, comme s’il puisait avec gourmandise dans l’immense palette de ses moyens techniques et expressifs pour combattre l’attendu, le prévisible.

Cette démarche convient mieux à une succession de pièces brèves telle que les vingt-quatre Préludes de l’opus 28 (1839), qu’il vient d’enregistrer pour Deutsche Grammophon. Le tempo est souvent vif, ce qui évite un alanguissement déplacé dans les effusions lyriques (Quatrième, Quinzième, Dix-septième), même si, comme dans Mozart, le chant paraît trop souvent rectiligne, seulement assoupli en fin de phrase par une tendance au ralentissement qui nuit à la simplicité du propos (Septième). Très travaillée, presque cérébrale, l’interprétation s’ouvre néanmoins parfois à des élans plus spontanés, telle l’impulsion dramatique conférée au Dix-huitième.

Volubilité et clarté des pages rapides (Troisième, Huitième, Dixième, Seizième) mais aussi sens de la couleur (Deuxième) et belle profondeur du clavier (Neuvième, Vingtième), déferlements orageux évoquant déjà Rachmaninov (Douzième, Quatorzième, Vingt-deuxième) mais aussi toucher miraculeusement impalpable (Vingt-troisième): Rafal Blechacz sait faire beaucoup de choses, mais il a désormais toute une carrière devant lui pour canaliser et décanter les richesses de son jeu.

Toujours Chopin, bien entendu, en bis, avec la Deuxième des trois Valses de l’opus 64 (1847) et la Deuxième des quatre Mazurkas de l’opus 17 (1833).

Simon Corley

演奏会プロダクションのブレハッチ紹介ページはこちら。
http://www.jeanine-roze-production.fr/index.php?id=25&tx_cmcconcertjrp_pi1[uid]=50



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